samedi, 07 juin 2008

avant, c'était moins bien.

30cm.jpgComme quoi...

délires

Je délire. Y a plein de films qui passent dans ma tête. Je suis toujours l'actrice principale, bien sûr. Je suis grande, belle et forte. Et ça défile. J'explique des choses à des gens ; j'ai le rôle du professeur.

Quand je suis arrivée à Paris, je m'étais installée dans un café, à Montparnasse, et j'avais vu un personnage hallucinant, un fou. Un mec "d'un certain âge", assis dans une banquette, le café presque vide, en train de donner un cours de chais-pas-quoi à voix haute. J'étais en face de lui, assise à une table. Je le voyais, je l'entendais. Lui ne voyait ni n'entendait personne. IL était à fond dans son cours. Ca partait dans tous les sens ce qu'il racontait, des débuts de phrases, des débuts emphatiques, qui s'arrêtaient net. Dans certains cas des phrases complètes, sur un ton très sûr. Dirigiste presque.

"La cerise sur le gâteau." "La cerise sur le gâteau, tu vois? ça a été ça. Une histoiiire.. pff depuis je ne lui parle plus tu vois? Non c'est fini. IL a demandé à faire partie de mes contacts sur le site ****, j'ai accepté. Nan mais j'accepté! .. parce que .. parce que euuuh.. je pouvais pas faire autrement, tu vois? non je pouvais pas. attends on a quand même bossé ensemble.. bon pis au fond je l'aimais bien. mais en fait, ce qu'il m'a fait.. il me l'a dit d'ailleurs, quand je suis partie .. "toi, tout ce qu'on t'a fait...".. AH ben oui fa fé fur, "tout ce qu'on m'a fait" tu m'étonnes.. Nan mais y a pas eu que moi en plus.. évidemment.. pas parce que j'étais une fille .. ou non non.. c'était comme ça avec tout le monde évidemment.. oui bien sûr."

... *pause*

silence. recentrage, je me ressource avant de repartir, ça me demande mine de rien beaucoup d'énergie ce genre de "sortie". c'est juste récurrent. des jets. avec ou sans alc. tiens voila je vais l'appeler comme ça maintenant. en prenant le risque qu'en plus en tapant le mot entier dans google on arrive jusqu'ici. en prenant le risuqe que les gens qui passent ici aient une image de moi que je ne veux pas donner.

Si je n'en parle pas dans la vraie vie, c'est bien parce que les gens ont tendance à poser sur moi, après, le regard qu'on pose sur quelqu'un qui est gravement malade. et ça me rend dingue. je ne veux pas de ça, c'est juste abominable. pour moi ça a été une gigantesque épreuve, mais c'est derrière. ça commence à faire du temps maintenant. je m'habitue bien à mon nouveau mode de vie. le plus dur ça reste de ne plus fréquenter des gens qui boivent tout le temps en trouvant ça normal, parce que des gens qui ne boivent pas, mine de rien, ben j'ai l'impression qu'il n'y en a pas beaucoup. alors, en même temps, ça me contraint à rester dans un camp marginal. une minorité. je m'exclus de fait, en qq sorte. et ça me va bien, au fond. toutes les raisons sont bonnes, en fait, pour ne pas hurler avec les loups, faire partie de la majorité, la masse bêlante. enfin ça dépend.

Je vais voir ce mec tout à l'heure. 2 heures de conversations sur meetic et msn m'auront suffi à retrouver son nom et ce qu'il fait dans la vie. Y a vraiment des gens qui ne se cachent pas hein. Je ne sais même pas s'il imagine que des gens font des recherches sur lui sur google. Moi, je m'en fous, je m'y attends. Je me protège de partout, je donne des pseudos, des faux prénoms, des fausses activités professionnelles. Je m'en fous. et depuis longtemps, je m'attends à ce que de toute façon mon ordi ait été piraté par quelqu'un que je connais (ou pas) et qu'en fait "quelqu'un sait".

Ca m'est égal. Je suis comme Besancenot, un peu. Enfin juste pour ça, bien sûr.

 

vendredi, 06 juin 2008

éh ben tu sais quoi.

des fois je suis nigaude. je percute toujours après coup. enfin non pas tout le temps, mais des fois oui. ça fait des déclics plusieurs années après. (une fois par exemple, j'ai compris une blague 3 ans après)

éh ben là, je tape comme ça au hasard le pseudo du mec qui m'a fait fantasmer pendant des mois, dans google, et je tombe sur sa page myspace. et pis là, ben, je vois qu'il a pour amie sandie. et là je me dis, si ça se trouve il était au petit concert qu'elle a fait, où j'ai failli aller.

et là, je me rappelle qu'une fois j'ai rencontré un mec qui m'a dit que. je lui faisais penser à un des personnages de "Quatre mariages et un enterrement", celle qui dit à la fin : "Mais c'est toi que j'aime, Charles... depuis toujours."

Voila. bon j'y vais.

jeudi, 05 juin 2008

j'y suis

 

En fait, pour comprendre, faut cliquer un peu.

banc1.jpg

lundi, 02 juin 2008

sensations

alors peut-être que, comme la fois précédente, déjà, les comètes que nous sommes n'ont fait que se voir, et la collision n'a pas eu lieu. peut-être que ma comète n'a plus assez d'énergie pour avancer, peut-être que c'est la vôtre qui va trop vite, ou alors peut-être que nous n'allons pas dans la même direction. Ma comète est comme folle, ces temps-ci, difficile de contrôler à la fois son ryhtme et sa trajectoire. ma comète est une femme, peut-être. votre comète à vous me donne l'impression d'avancer tout droit, et elle a fière allure. la mienne est petite, et fait des ronds sur place. ma comète se remet mal de sa dernière collision. elle a été endommagée. j'en suis tellement désolée.

dimanche, 01 juin 2008

la porte était fermée

finalement envoyé ce mail.

finalement réussi à trouver les mots. ou des mots plutot. je ne sais pas ce qu'il peut en comprendre.

finalement je vais enfin réaliser ce que ça veut dire "trop tard".

c'était trop tard.

c'est trop tard.

c'est perdu.

il faut faire une croix dessus. c'est TROP TARD.

à force d'attendre, d'hésiter, c'est devenu TROP tard.

DEBOUT. FIXE! avant qu'il ne soit trop tard pour le reste aussi.

 

edit 23h00 : en fait non. il a répondu. il m'a même dit qu'il était "sincèrement heureux pour moi". j'en ai pleuré. en fait, je pourrais presque dire que non, il n'est JAMAIS TROP TARD.

bon du coup cette note c'est n'importe quoi.

seuls

ça sert à quoi, finalement, de dire qu'on ne veut pas vieillir seul quand on est déjà seul, jeune?

 

j'ai encore des angoisses. je somatise.

SOMATISER, verbe trans.
MÉD., PSYCHANAL. Traduire des conflits psychiques en troubles somatiques, en maladies fonctionnelles. Somatiser ses conflits, sa déception, son deuil, sa peur. Dans les sociétés dites primitives, l'enfant présentant des troubles graves de la maturation psycho-affective somatise ses troubles et meurt (La Nef, janv. 1971, p. 197). On entend toute la journée des gens vous dire qu'Untel a « somatisé son angoisse » (P. Van Eersel, La Source noire, 1986, p. 92).
Absol. Sans parler de (...) pathologie, il nous arrive de somatiser, c'est-à-dire de tomber physiquement malade plus ou moins gravement, parce que tout en nous se révolte même à notre insu, même si l'intelligence accepte l'épreuve (Fr. Dolto, G. Sévérin, L'Évangile au risque de la psychanal., t. 2, 1982 [1977], p. 159).
Prononc.: [sɔmatize], (il) somatise [-ti:z]. Étymol. et Hist. 1967 (Pt Rob.). Dér. de somatique*; suff. -iser*.
DÉR.
Somatisation, subst. fém., méd., psychanal. ,,Processus inconscient visant à transférer, transformer des difficultés affectives en troubles somatiques fonctionnels: céphalées, migraines, dysphagie, rhumatismes, eczéma, etc.`` (Ancelin Sc. hum. 1982). Mais comment fonctionne cette somatisation, dans la profondeur des chairs? On n'en sait alors pas grand-chose. Pour beaucoup de psychologues des années soixante, le système nerveux demeure une « boîte noire », dont on ne cherche pas à savoir ce qu'elle contient (P. Van Eersel, La Source noire, 1986, p. 92).
free music

encore

et je vais ENCORE devoir me couper les ongles. mais c'est fou ça. j'arrete pas.

samedi, 31 mai 2008

tout en bordel. de pire en pire. on verra bien jusqu'où ça mène.

testé le boudin antillais. rha p'tin la ouache. bon.

je vais lire, enfin j'espère que ça va marcher. je vais éviter de donner mon sang, tfaçon je n'aime pas les piqûres. par contre donner mon temps ça je veux bien pas besoin de piqûre. je vais donner mon sang par les yeux avant de devenir moi même aveugle, ou pas. on verra bien.

je me disais que peut-être un chercheur aveugle, qui serait chercheur au cnrs, par exemple, ben si ça se trouve il chercherait juste la sortie. mais c'est le genre de truc qui ne pourrait faire rire que moi. peut-être. 

les enfants, quand ils sont petits, ils apprennent juste la musique de ce qu'on dit, pas le sens des phrases, ils apprennent aussi la façon qu'ont les autres de se comporter entre eux, les intonations des phrases, tiens rien que pour t'en rendre compte t'as qu'à t'écouter quand tu dis "dans ce temps là..." juste ça. juste ça, tu commences par te demander combien de significations ce tout petit bout de phrase peut avoir, quels sens tu peux lui trouver, combien (et après c'est tout, ton cerveau ne te donnera peut-être pas l'accès à la possibilité que tu en oublies, ou que d'autres façons de dire ou d'intoner ce petit bout de phrase existent, et tu arriveras vite à "et c'est tout"...) et là tu te forceras à dire la phrase à chaque fois avec une intonation différente, en forçant le trait pour toi même à chaque fois, un petit peu, en fonction du sens que tu veux lui donner. et c'est ça, en fait que petit bébé capte, en premier. et après, il copie :

"AAAaaaaaahhh aaaahh.... eeeeeeeeeeEEEEEEE AAAAAEEEEE aaaaaeeeeee" (avec la musique)

Je veux un enfant.

Sinon je vais relativement bien. Je vivais de puis 2 ans 1/2 avec les volets à demi ouverts et ce matin je les ai ouverts en grand. (l'occasion de mieux voir la poussière aussi).

Je vais quand même chercher de la nourriture pour mes yeux. oui un livre. mais pas sûr. juste des vitamines, dans un premier temps. il faut de la A, C et E, et du zinc, et des carottes.

 

 

free music

vendredi, 30 mai 2008

Je ne suis pas de celles qu'on garde.

... et donc voilà.

je peux à  certains moments me laisser aller à penser que j'ai voulu me perdre et que j'ai finalement réussi.

je me dis que pour oser écrire il faut être impudique.

j'associe facilement pudeur et fragilité.

et je méprise facilement les gens qui me "traitent" de petit professeur.

... après, je me dis que finalement aussi, aller toujours vers la facilité, je ne l'ai pas souhaité. j'ai préféré avancer, vite, quitte à me tromper de direction, quitte à me manger des murs, parce que ce j'en retire est plus travaillé, plus expérimenté. je n'ai pas voulu qu'on aille toujours dans mon sens, je n'ai pas voulu aller dans le même sens que les autres, c'était ma façon de faire. avantage : j'ai découvert plein de trucs nouveaux pour moi, que je n'aurais pas vu autrement. inconvénient : j'ai perdu du temps.

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