jeudi, 21 août 2008

dd

mon disque dur ne répond plus. je suis morte avec lui.

re début de petite crise. je sais de quoi ça vient maintenant. c'est clairement identifié. il faut il faut. allez. allez lulu! c'est pas grave. faut agir c'est tout.

mercredi, 20 août 2008

23h30

soupe de courgettes.

concombre à l'ail (cru)

pain.

petit pâté.

cuisse de poulet cuite de ce midi.

fromage persillé.

plus de fruits.

je suis en avance.

en fait

il semblerait que je ne sois pas la seule à ne pas changer mes draps tous les 15 jours, ou toutes les 3 semaines, voire plus. il semblerait que se vautrer dans sa crasse, son odeur, ses petits trucs de la nuit qu'on sue et bien sûr, j'en passe, soit quelque chose de répandu, et pas uniquement à cause de la flemme*. hum.

Sinon, je suis (au choix) (rayer les mentions inutiles) :

1° une grosse nigaude

2° très sûre de moi

3° beaucoup trop spontanée

et que j'achète des boutons de chemise (la totalité des boutons, j'en ai perdu 2, mais je refais tout hop comme ça sur un coup de tête) SANS PRENDRE LES DIMENSIONS NI COMPTER LE NOMBRE qu'il faut. donc, arrivée chez moi, bien sûr, la quantité va bien, mais ils sont trop grands. 14 mm, c'est trop grand. il en faut des de 11.

 

* valable aussi pour le pyjama.

JK


"Vous dites : c'est fatiguant de fréquenter les enfants.
Vous avez raison.


Vous ajoutez : parce qu'il faut se mettre à leur niveau, se baisser, s'incliner, se courber, se faire petit.
Là, vous avez tort.

Ce n'est pas cela qui fatigue le plus. c'est plutôt le fait d'être obligé de s'élever à la hauteur de leurs sentiments.

De s'étirer, de s'allonger, de se hisser sur la pointe des pieds. pour ne pas les blesser."

Janusz Korczak

mardi, 19 août 2008

plugoo

maintenant, c'est payant. pour modifier des trucs, faut payer. je peux plus changer les couleurs. je suis limitée à 2 conversations par jour. après, il s'éteint.

lundi, 18 août 2008

digestion

je ne sais pas si je serais capable de revivre tout ce qui vient de m'arriver, en sens inverse. il faudrait sûrement que j'arrive à situer dans le temps l'oeil du cyclone, le moment le plus fort de ma crise, probablement en 2006, ou juillet 2005, le véritable point de départ de ce qui m'est arrivé, dans les années qui viennent de passer... probablement juillet 2005 le point de départ, quand j'ai été obligée par lui à me séparer de P. et que tout s'est enchaîné, le tourbillon de la tempête qui a duré. gros temps, sur mes sentiments, mes sensations. en vrai ça avait dû commencer en 2004, en juillet aussi, quand je suis partie en vacances avec M., pas longtemps, et que je lui ai dit que c'était pas terrible pour moi. je n'avais pas d'ordinateur chez moi encore, j'allais dans les cybercafés.. il m'en est arrivé, des trucs. la lettre que j'ai imprimée dans ce cybercafé près du jardin du Luxembourg, en plein été, il faisait chaud, juste après le petit voyage avec M., qui me demandait de temps à autre, sans se douter, ni moi d'ailleurs, de comment ça allait tourner ensuite. "ça va? - oui, oui... "

le tourbillon ensuite, "le goût de mes larmes", une de mes premières notes sur mon blog, une qui expliquait un peu ce que je vivais.. personne ne pouvait vraiment comprendre ce qu'il y avait derrière. on me remontait le moral : "bah alors?? ça va pas??".. euh non, ça n'allait pas fort.

ensuite, l'hiver. le froid dans mon appartement qui ne voulait pas se réchauffer, malgré le chauffage. le froid venait de moi. mes premières soupes. seule face à l'ordi. radio nova tout le temps. leurs rythmes planants. j'avais décidé que j'adorais Charlélie Couture. je lui ai écrit un mail, il m'a répondu. je relis ces mails et je me dis que j'écrivais encore potablement. il m'avait répondu gentiment. je me suis mise à acheter tous ses CD. l'autre là aussi, Sylvain chais pas quoi, j'avais lu sa BD à la Fnac, "guerre civile". ça m'avait terrorisée. ça couvait à l'époque. les émeutes, le climat était lourd. en contact avec O. en permanence, il me racontait ce qui se passait sur le "champ de bataille", aux Invalides.. "Des pavés COMME CA!! " je tremblais pour eux. après j'ai tremblé pour A. il devait avoir l'habitude, me renvoyait des textos super calmes :"à Clichy, c'est calme..." et après me suppliait.. m'envoyait des mails "soyons désinvoltes..." ça me désarmait. R. me relançait encore, mails, téléphone, textos, me relançait pour qu'on se renvoie en "Namis"... bah oui, mais pas possible. après, blindée, je lui avais ri au nez, près de la fenêtre, ma 4e canette de la soirée à la main, en l'écoutant se vanter de ses dernières conneries " HAHAHA mais quelle ENFLURE!!! HAHAHA", après qu'il m'avait dit "mais c'est pas de ma faute... " sur le ton d'un enfant qu'on engueule.. il l'avait mal pris. plus jamais rappelée. d'ailleurs, avant, il faut dire que je supportais ses lourdeurs sans rien dire. et juste quand j'ai dit ça, il s'est vexé.

P. m'a renvoyé des textos aussi, 6 moi après, 1 an après, comme ça, l'air de rien.. "bonjour ma jolie enchaînée"... pas répondu. celui qui m'avait fait le plus mal c'était "joyeux Noël". 2006. dans la voiture de M. j'étais effarée qu'il se permette de me parler encore, de faire comme si. de rien n'était. comme si il n'avait pas vu, pas compris, pas voulu comprendre. je ne lui ai plus jamais répondu, je sais qu'à aujourd'hui il n'a toujours pas compris. ne comprendrait pas, ne voudrait pas comprendre. comme si de rien n'était. un serpent. enfin non. juste inqualifiable. impossible de lui trouver un adjectif. rien. un vide, un trou noir. comme mon tourbillon qui a suivi.

après, tout s'est enchaîné logiquement.

il faudra, j'imagine, que je me repenche un jour sur cette période. mais certains souvenirs ne me reviendront jamais. c'est bizarre. des jours identiques les uns aux autres. continué à sortir à 7 heures du soir, faire les courses. comme les retraités. ceux qui se font insulter par les jeunes qui sortent du travail et hurlent à voix haute contre eux, dans la file de la boulangerie,  "ils sont VRAIMENT OBLIGES D'ALLER CHERCHER LEUR PAIN EN MEME TEMPS QUE MOI? ALORS QU'ILS ONT RIEN D'AUTRE A FOUTRE DE LA JOURNEE???". oui ils sont obligés. quand on t'a appris depuis toujours à aller chercher ton pain à cette heure-là, tous les jours, oui, même quand tu n'as rien d'autre à faire de la journée, après, tu continues à y aller à cette heure-là.

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ça aura été la période la plus vide de ma vie. en tout cas jusqu'à maintenant. mon seul compagnon était mon ordinateur. les voix que j'entendais : la radio. le plus caractéristique qui me revient là maintenant, c'est quand je me revois penchée sur l'ordi enveloppée comme une petite vieille dans une couverture, et un Damart, parce que je pensais que ça protégeait de tout, et l'odeur curieuse autour de moi. odeur froide, mélange de je ne sais quoi, je devais suinter ce que j'ingurgitais, ça se mélangeait au reste, même encore maintenant, l'odeur me revient, presque. de toute façon, mon odorat s'était transformé, plus rien ne sentait "comme avant". ça m'avait déjà fait ça, 8 ans plus tôt, et je l'avais remarqué en me mettant du déodorant, un jour. je m'étais dit "tiens, le prozac, ça modifie les odeurs aussi?" une lumière vert pâle dans la pièce. le silence et l'immobilité. ah oui c'était un hiver très froid, ça me revient un peu. une lumière curieuse. une lumière pâle d'hiver. un truc très curieux.

si j'ai des enfants, ils le vivront aussi, tout ça. y a pas de raison. je le transmettrai de la même façon que j'en ai hérité. quasi à l'identique.

 

le poids des choses

le poids du béton. même lissé. ça peut être super joli.

le poids des ans. sur mes épaules.

le poids de tout ce qui me pèse sur le dos, et qui me fait courber.

le poids de mes agissements précédents.

ça pèse un peu, des fois.

juste des fois.

dimanche, 17 août 2008

aujourd'hui

Paris

Aubagne

Lyon

Albi

Fresnes

Champigny-sur-Marne

Clermont-Ferrand

Nanterre

Dargoire

...

je suis dégoûtée. dé-goû-tée. voilà. c'est par ailleurs une journée de merde, mais alors là. je me sens proche de l'écoeurement. voila. tiens je peux pas faire d'oe collé ici. voilà. bon : des petits suisses, du café, de la crème dessert. du pain. faire ma lettre en rentrant. une belle lettre. objectif : que ça marche. voilà voilà .. quoi d'autre... euh.. de la confiture? de fraises. j'adore. viande? jambon?..

quand je lis

les notes de cult!, et ses commentaires, je ne suis pas dans une logique de séduction. disons, je prends conscience que.

Il me souvient de Y. (héhé j'adore cette formulation), lequel à 16 ans, repoussait les avances des filles, dont les miennes, alors qu'il avait un charme fou. Plus tard, il m'a expliqué qu'il ne comprenait pas que les filles fassent ça avec lui, même si elles ont été peu nombreuses à essayer. même moi je sentais bien que c'était pas gagné. ce garçon était dans l'intellect, tout le temps. la politique, essentiellement. le matériel, la séduction et les choses de ce bas-monde ne l'intéressaient pas. en ce moment, je me sens comme ça.